Les ventes municipales de lait écrémé : une initiative contestée

En octobre 1916, Maisons-Alfort se lance, comme Nantes et Bordeaux, dans une initiative plus controversée que les boucheries municipales : vendre du lait écrémé à la population.

En effet, depuis 1915, Paris et sa banlieue manquent de lait. A défaut, certains imaginent donc de proposer du lait écrémé, reliquat de la fabrication du beurre et du fromage : sa valeur nutritionnelle moindre la réservait jusqu'ici notamment à l'alimentation animale et à l’industrie. 

Les opposants s'inquiètent des conséquences d'une éventuelle consommation par les enfants en bas-âge ainsi que des risques de fraude, le lait entier étant difficile à distinguer du lait écrémé.

Chaque jour, entre 500 et 600 litres de lait écrémé sont malgré tout livrés à la gare de Chevaleret et vendus dans les 3 quartiers de Maisons-Alfort. 

En mai 1917, une carte de lait permet aux enfants de moins de 3 ans, aux vieillards de plus de 70 ans ainsi qu'aux malades d'être prioritaires chez les crémiers et débitants de lait entier.

Ventes municipales de lait écrémé

File d'attente pour les ventes municipales de lait écrémé. Crédits image : Archives municipales de Maisons-Alfort, Fonds AMAH, 5Fi 545

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