Les ennemis aux portes de Maisons-Alfort

Le conseil municipal, élu en 1912, doit gérer une situation particulièrement délicate, alors même que certains de ses membres sont eux-mêmes mobilisés.

Avec sur son territoire le Fort de Charenton (achevé en 1846), la commune se situe en effet à l’intérieur du périmètre du Camp retranché de Paris, système défensif censé protéger la capitale qui s’étend jusqu’à la forêt de Montmorency et la plaine de France au Nord, Brie– Comte - Robert à l’Est, Evry au Sud et Plaisir à l’Ouest, placé sous les ordres du général Gallieni. Alors que l’ennemi approche à grand pas, celui –ci s’efforce de rassurer les Parisiens qui ont encore en mémoire la guerre de 1870 : "… J'ai reçu le mandat de défendre Paris contre l’envahisseur ; ce mandat je le remplirai jusqu'au bout…" . 

Des travaux de défense complémentaires sont réalisés, des tranchées creusées, des batteries installées… mais c’est finalement des airs que vient le danger, avec dès le 30 août 1914 le premier bombardement de Paris. Les maires de la banlieue parisienne doivent alors, en plus d’organiser la vie quotidienne de leurs administrés restés sur place, se préoccuper de la défense passive, organiser les alertes, recenser les abris en cas de bombardement etc…

Les Maisonnais sont déployés sur les fronts, notamment sur ceux du Nord et ceux de l’Ouest.

En août 1914, l'armée française lance le "plan XVII" qui prévoit des attaques entre les Vosges et les Ardennes. En même temps, l'armée allemande lance le "plan Schlieffen" qui prévoit l'encerclement des troupes françaises, en passant par la Belgique. Les troupes allemandes réussissent et s’approchent de Paris. La première bataille de la Marne est lancée et dure seulement quelques jours, du 5 septembre au 12 septembre 1914.

Dès que les premières victimes maisonnaises sont signalées par l’autorité militaire, le conseil municipal décide de réserver dans le cimetière un emplacement spécial destiné à recevoir les corps des soldats tombés au champ d’Honneur.

Le 16 octobre 1914, le "Cours de l’école Sainte-Thérèse" est réquisitionné pour loger une partie du 59e régiment d’artillerie.

Ordre de mobilisation générale

Ordre de mobilisation générale.