Oeuvre de "la visite aux blessés"

La population à l'arrière se mobilise elle aussi, à sa façon : pendant la guerre, les civils fondent une multitude d'œuvres patriotiques, pour venir en aide aux soldats ou aux familles démunies. Parmi ces sociétés, "La croix tricolore" (ou "œuvre de la visite et de l’aide aux blessés") propose aux familles de faire porter gratuitement des colis aux soldats soignés dans les hôpitaux de province.

On ne connaît pas le nombre de soldats maisonnais qui, blessés ou malades, ont été évacués du front et ont séjourné un temps dans un hôpital de province. 

En revanche, parmi les 696 Morts pour la France inscrits au Monument aux morts de la mairie, au moins 20 sont décédés en province, à la suite de blessures ou de maladie, loin de l’image d’Epinal du soldat mort sur le champ de bataille, l’arme à la main :

  • Dans les Alpes Maritimes : Charles Evette à Cannes en 1919 ou André Flament à Grasse en 1918
  • En Aveyron : Arthur Brisset à Rodez en 1915
  • Dans les Bouches-du-Rhône : André Dennery à Marseille en 1915
  • En Côte d’Or : Félix Blandet à Dijon en 1914
  • Dans les actuelles Côtes d’Armor : Jules Roux à Saint-Brieuc en 1914
  • Dans le Finistère : Louis Rousseau à Brest en 1916
  • En Gironde : Joseph Alexandre à Valence en 1916
  • En Ille-et-Vilaine : Maurice Amis à Rennes en 1915
  • En Indre-et-Loire : Victor Lory à Tours en 1915
  • Dans le Loiret : Jean Baptiste Danet et Eugène Gaudey à Orléans, respectivement en 1914 et 1916
  • Dans le Loir-et-Cher : Alfred Duroyaume à Blois en 1915
  • Dans le Morbihan : Louis Camusat à Vannes en 1918
  • Dans l’Orne : Henri Durieux à Alençon en 1914
  • Dans les Pyrénées Orientales : François Bigot à Amédée-les-Bains en 1916
  • Dans la Sarthe : Gaston Seigner au Mans en 1914
  • Dans l’Yonne : Alfred Guipon à Sens en 1918
  • Mais aussi près de leurs familles, dans l’ancien département de la Seine : Léon Blain à Paris en 1915 et Raoul Bierce à Saint-Mandé en 1918
Avis : Oeuvre de "la visite aux blessés" – 10/12/1914