Refus de participer à l’adoption de communes sinistrées

Date : 
27 Décembre 1921

"Considérant que la reconstruction des communes dévastées doit en toute justice, être effectuée par l’Allemagne seule responsable,

considérant qu’il est pénible de voir des communes si gravement éprouvées par la guerre réduite aujourd’hui à une sorte de mendicité,

considérant qu’il ne devrait être question ni de parrainage ni d’adoption, et que le seul parrain des communes à reconstruire devrait être l’Etat, considérant qu’il serait injuste de voir des traitements de faveur établis au profit de telle ou telle commune suivant qu’elles auraient été adoptées par des villes plus ou moins riches,

que la suppression des services des régions libérées s’impose par suite de l’indignation générale suscitée par leur gaspillage et leur manque d’organisation,

que tous les sacrifices nécessaires pour rendre aux régions libérées leur vie doit venir de la solidarité du pays et s’exercer par la contribution générale profitant à toutes les communes dévastées",

le Conseil regrette de ne pouvoir donner suite à la demande de M. Le Préfet de la Seine de participer à l’adoption d’un groupe de 271 communes sinistrées du département de la Meuse.